mercredi 20 août 2014

La fabrique des filles : l'éducation des filles de Jules Ferry à la pilule de Rebecca Rogers & Françoise Thébaud




   Résumé :        
"On ne naît pas femme, on le devient".
Des leçons de broderie aux cours d'éducation sexuelle, le XXème siècle est porteur d'une évolution, à la fois spectaculaire et paradoxale, de l'éducation des filles, naviguant entre l'enseignement d'un éternel féminin et une émancipation durement conquise.

Cet ouvrage richement illustré met en scène ce cheminement à travers 200 documents souvent inédits : journaux intimes, cahiers d'élèves, courrier du coeur... Les lectures destinées à apprendre aux petites filles leur place en société au début du siècle sont aussi édifiantes que l'enseignement du dévouement familial dans les années 1960.
Fort heureusement l'engagement d'institutrices pionnières, les revendications de la jeunesse et la révolte de féministes enrayeront le dispositif éducatif, à l'école comme à la maison, pour fabriquer des épouses et des mères modèles.

Rebecca Rogers et Françoise Thébaud, toutes deux spécialistes reconnues de l'histoire des femmes, analysent et commentent ce parcours passionnant dont les femmes d'aujourd'hui sont les héritières.


C'est vraiment un très bel ouvrage que j'ai pris plaisir à recevoir et à lire. Les documents sont nombreux et en rendent la lecture vraiment intéressante et enrichissante.
C'est à travers des ouvrages comme celui-ci qu'on se rend compte du chemin parcouru : on n'éduque plus les filles à être de bonnes ménagères, les écoles sont mixtes, on a le droit à la même instruction que les hommes et nous sommes à de multiples points leurs égales.
Que de chemin parcouru tout de même !

Avec ce livre, on tient entre les mains notre histoire, celle de nos mères, grands-mères et arrière grands-mères. Et cet ouvrage sera évidemment à mettre entre les mains de nos soeurs, filles, petites-filles, ... pour qu'elles sachent qu'en 1870, la place des femmes étaient loin d'être celles d'aujourd'hui et qu'il faut préserver cela. Parce qu'il faut continuer en ce sens et ne pas faire revenir les mentalités en arrière.


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