mardi 8 mai 2018

Tu deviens adulte le jour où tu pardonnes à tes parents de Gérard Salem





"Mes chers parents,

J’imagine à quel point cette lettre écrite de ma main va vous surprendre. Oui, elle vient de moi, votre fils maudit, celui dont vous n'avez reçu de nouvelles depuis sept ans. Mais rassurez-vous, je ne viens pas avec des cadeaux plein les bras, comme dit la chanson. J'espère au contraire que cette lettre empoisonnera votre journée."

Dans ce roman épistolaire, surprenant et captivant, Gérard Salem nous fait découvrir, avec humour et tendresse, l'histoire d'une famille... étrangement familière.  



J'attendais beaucoup de cette lecture et la quatrième de couverture me donnait l'impression que j'allais passer un bon moment. Malheureusement, j'ai déchanté et je n'ai pas apprécié plus que ça ma lecture...
Les différents personnages manquent cruellement de personnalité... Dans ce roman épistolaire où chaque personnage écrit de la même façon, heureusement que l'auteur nous note qui écrit à qui sinon nous ne le saurions pas car il n'y a pas de différence de ton ou d'écrit entre les différents protagonistes et je trouve que ça fait du tort à l'ouvrage, de ce fait les pages se suivent et se ressemblent...

Boris, le personnage principal, s'est exilé loin de sa famille après avoir reproché à ses parents d'avoir voulu en faire un homme à leur image et à ses frères et soeurs de lui avoir pris sa place d'enfant prodige et d'avoir dû leur montrer l'exemple sans cesse, à cause de son statut d'aîné.
Voilà 7 ans qu'il n'a pas donné de nouvelles et soudainement, sur les conseils de son psychiatre, il prend la peine d'écrire à chacun d'eux pour se plaindre et se faire plaindre en passant.
Malgré l'agressivité qui transparait dans les courriers que Boris envoi à ses parents, à ses soeurs et à son frère, tous souhaitent des retrouvailles et se repentir... J'aurai souhaité qu'au moins un des personnages confronte Boris à ses propres erreurs mais non... Et c'est ce qui rend le récit si monotone et insipide... Il n'y a rien pour rendre le roman réellement intéressant...

A travers son livre, Gérard Salem nous fait réaliser l'importance des  non-dits, des rancoeurs gardées pour soi, il nous fait réaliser qu'ils peuvent se transformer en maux et nous faire souffrir aussi bien psychologiquement que physiquement et qu'il est donc important de les extérioriser, de s'ouvrir, quel que soit le moyen employé.

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